La marche — F.A.Q.
Forum – Foire aux questions sur la marche athlétique. — Frequently asked questions about Racewalking.
Sommaire
- Avertissement sur cette FAQ |
- Blessures |
- Chaussures |
- Course et marche |
- Dangers |
- Equipement |
- Philosophie, marche, sport et société |
- Sécurité |
Détail
Avertissement sur cette FAQ
- Cette F.A.Q. concerne les questions se rapportant directement à la marche. Pour les sujets généraux (préparation physique ou mentale, hygiène, diététique ou autre), consulter les ouvrages, magazines ou sites spécialisés.
- Cette F.A.Q. ne traîte que des questions annexes, le « cœur » du sujet (technique, entraînement, compétition) fait l’objet de sections ad hoc.
Blessures des marcheurs
- Fréquence et gravité
- Des études ont montré qu’un marcheur se blesse en moyenne une fois tous les 51,7 ans [1]. La durée d’immobilisation serait au moins sept fois plus courte que pour les coureurs.
- Règles générales de prévention des blessures
-
- Porter de bonnes chaussures (cf infra)
- S’échauffer soigneusement en début de séance.
- Suivre un programme d’augmentation progressive des distances et de l’intensité.
- Avoir une alimentation équilibrée et boire beaucoup d’eau.
- Les exercices d’assouplissement (« stretching ») sont non seulement efficaces pour la technique et la vitesse, mais aussi une bonne prévention des blessures, à condition d’être accomplis dans les règles de l’art. Sinon ils peuvent être eux-même une façon efficace de se blesser.
- Parties exposées
- Muscles et tendons : les muscles les plus exposés sont ceux à l’arrière de la cuisse (ischio-jambiers). A l’avant, ce sont les tendons sur le tibia (jambier antérieur) qui sont les plus sollicités.
- Pieds :
- Voir plus bas la section chaussures.
- Corne : un pied de marcheur ne doit pas avoir d’accumulations de corne. Si on en a, c’est une anomalie, symptôme probable de mauvaises chaussures ou d’un problème de statique.
- Ampoules : un marcheur ignore normalement les ampoules. Une ampoule révèle en général (hormis la présence de corne) une chaussure défectueuse ou une soquette de mauvaise qualité ou mal utilisée.
- Epiderme (échauffements). Parties soumises à des frottements :
- Face interne des cuisses et aisselles : avant le départ, enduire de vaseline ces emplacements.
- Aine : les échauffements dans cette partie ont disparu depuis que le choix des slips ne se limite pas aux traditionnels modèles « kangourous » en coton épais.
- Pointes de la poitrine : avant le départ, poser des carrés de pansement chirurgical (type Elastoplaste) pour éviter les écorchures anodines, mais douloureuses et très ennuyeuses en compétition.
Chaussures pour la marche de compétition
- Poids
- Les chaussures de compétition doivent être les plus légères possibles. Si on en utilise d’autres à l’entraînement, ces dernières peuvent être un peu plus lourdes, mais doivent encore plus être adaptées à la marche et au pied qui les porte, car on fait davantage de kilomètres avec.
- Semelle
- Règle : une chaussure de marche doit avoir une semelle mince, et le talon le moins surélevé possible.
- Exceptions :
- Prévention des chutes : pour les sorties dans la nature ou sur sol enneigé, il faut utiliser des chaussures à semelle antidérapantes.
- Par grand froid : en cas de gel prononcé et/ou persistant, une semelle épaisse s’impose.
- Ajustement
- Etre exigeant sur la pointure. Le pied ne doit pas être serré, mais il ne doit pas non plus flotter dans la chaussure. Préférer commander la bonne pointure et attendre la livraison plutôt que de vouloir à tout prix repartir du magasin sa marchandise sous le bras. Donc ne pas attendre la semaine des Championnats pour s’équiper !
- Risques de lésions
- Si elles sont trop hautes, certaines parties de la chaussure peuvent blesser. A chaque contact avec le sol, les côtés, en remontant, peuvent heurter les malléoles (côtés des chevilles) ; de même l’arriére (« emboîtage ») peut meurtrir la base du tendon d’achille. Vérifier ce point au moment de l’essayage.
- Souplesse
- L’idée qu’une chaussure doive être « souple » est absolument sans intérêt.
- Lacets
-
- Veiller à avoir des lacets en bon état. Il est honteux d’avoir un lacet qui se casse sur la ligne de départ.
- Certains lacets modernes sont faits d’une fibre certes inusable mais qui semble étudiée pour provoquer le délaçage automatique : les changer si c’est le cas.
- Usure et changement de chaussures
- Remplacer les chaussures usagées aussi souvent qu’on peut, surtout quand une déformation apparaît à un talon.
- Il est évidemment imprudent de prendre le départ d’une épreuve de longue distance (50km et plus) avec des chaussures neuves et jamais testées.
- Si on dispose de plus d’une paire, il est néfaste de changer de chaussures d’un entraînement à l’autre. En effet, de fréquentes modifications de la statique peuvent provoquer des douleurs et même des problèmes tendineux ou aux genoux.
- Les mêmes règles sont à observer pour les chaussures portées dans la vie courante. Dans une période donnée, on doit utiliser une seule paire, ne pas en changer tous les jours. Se méfier notamment des chaussures de ville à lacets pour hommes, lourdes et dotées de talons hauts et durs.
Course et marche
- La course comparée à la marche
- La marche consiste à avancer sans se décoller du sol. La course est, elle, une progression par bonds.
- De ce fait la marche athlétique est moins brutale : elle peut notamment être conseillée à toute personne dont le poids rend la course pénible, voire nuisible aux articulations des chevilles et genoux.
- Peut-on inclure de la course dans un programme d’entraînement à la marche ?
- On le tolérera sous certaines conditions :
- On n’a pas de problème avec les juges de marche (priorité à la maîtrise de la technique).
- On n’est pas dans la phase des objectifs principaux de la saison.
- La course n’est qu’une partie mineure (au maximum 33 % du kilométrage ou 25 % du temps passé) de la préparation.
- Il doit s’agir de footing sérieux, à allure quasi-maximale : le « jogging » tranquille est du temps perdu.
- Conseils de base :
- Si on fait une séance mixte, commencer par le footing et terminer par la marche (si vous pouvez courir plus de 5 mn sans difficulté après la marche, c’est que vous n’avez rien fichu !).
- Courir régulièrement, ou pas du tout : une pratique seulement épisodique risque d’être plus douloureuse que profitable.
- Il y a différentes façons de courir, cela varie avec les individus et la vitesse. Bien qu’il s’agisse d’un sujet complexe, je me hasarderais à suggérer de se concentrer sur une foulée courte, en mettant l’accent sur la fréquence. Cette façon de progresser par bonds dynamiques, imposant un travail explosif du pied me semble plus intéressante que d’adopter une foulée longue et rasante.
Dangers de la marche.
- Effets de l’effort prolongé
- Comme pour tous les sports d’endurance : chaleur et déshydratation sont les principaux ennemis des marcheurs.
- Voir aussi
-
- Sur les blessures, supra
- Sur la sécurité, infra
Equipement
Chaussures
Voir la section supra.
Equipement d’entraînement
- Tee-shirt et sweet-shirt :
- Préférer le sweet (manches longues). S’il fait chaud, il suffit de retrousser les manches.
- Sweet ou tee-shirt, le critère principal est qu’ils soient longs. Avoir le nombril exposé par un maillot qui remonte au dessus de la ceinture est ennuyeux, et pas seulement en hiver.
- En pur coton : fuir les maillots décoratifs à base de fibre synthétique.
- Pantalons : les survêtements ont tendance à ressembler plus souvent à des pyjamas qu’à de vrais vêtements de travail (ce qui explique le succès des collants chez les coureurs). Un vêtement flottant étant une gêne pour les sensations et la concentration, rechercher les pantalons les plus proches du classique type fuseau. En avoir deux ou trois.
- Hauts de survêtement : deux hauts (simples modèles à enfiler en coton) peuvent suffire à l’amateur sérieux.
- Divers : un poignée de soquettes en coton, une casquette.
- Une montre chronomètre (on en trouve à trente euros), facultativement avec cardio-fréquencemètre.
- Equipement hivernal :
- Bonnet.
- Gants en textile polaire.
- Collants, à porter sous le pantalon.
- Tricots à maille serrée (deux tricots fins sont plus protecteurs qu’un seul chandail épais).
- Surtout pas de « coupe-vent », funeste moyen de réfrigérer le corps en retenant l’humidité.
- Interdit en cours de séance :
- Téléphone mobile (sauf sortie dans des lieux isolés).
- Tout autre appareil injectant du son dans l’oreille, organe de la posture et de l’équilibration [2].
Equipement de compétition
Ce qu’on porte à l’échauffement par dessus la tenue de compétition doit pouvoir être retiré très rapidement. Par conséquent, contrairement à l’entraînement, le pantalon doit être large et du type flottant.
Philosophie, marche, sport et société
- La marche n’est pas un sport de masse.
- Exact : c’est un sport d’ELITE.
Sécurité
- Traffic routier
- Attention à la circulation automobile
-
Respecter le code de la route.
- Utiliser les trottoirs (ou chemins ou banquette carossables) s’il y en a.
- A défaut de trottoir (ou autre), marcher à gauche de la chaussée. Regarder loin en avant et non pas à ses pieds (ce qui est bon aussi pour la technique).
- Même en plein jour, porter des vêtements clairs (le blanc est la teinte idéale), voire des bandes réfléchissantes.
- Quand on est à gauche et qu’un véhicule arrive en face, se méfier de l’arrivée derrière soi d’une voiture dans l’autre sens. Tenir compte de la psychologie de l’automobiliste : il n’est pas sûr qu’il fasse attention à vous (ce n’est pas qu’il vous dédaigne, tout simplement : IL NE VOUS VOIT PAS).
-
Respecter le code de la route.
- Les cyclistes : plaie aggravée depuis quelques temps, surtout en ville. Contrairement à l’auto, le vélo est un véhicule qui approche sournoisement sans bruit et peut surgir en tout endroit réservé a priori au piéton.
- Marche en lieux isolés/déserts
- Principes analogues à la randonnée en nature :
- Vos parcours doivent être connus.
- Au moins un proche informé de l’heure approximative du retour.
- Les chiens
-
- Qu’un chien aboie en direction d’un passant est un comportement normal. S’il pousse trop loin l’impertinence, lancer une pierre dans la direction de l’animal (de préférence sans l’atteindre...) ou même simplement esquisser ce geste peut suffire à le ramener à une attitude plus circonspecte.
- Face à un chien très agressif, il convient absolument de ralentir et de modifier sa trajectoire pour l’éviter.
- Dans le cas des specimens les plus féroces ou
vicieux :
- Ne pas chercher à fuir en courant (aucun sprinter ne peut distancer un rottweiler) ;
- Reculer lentement en restant face au danger ; repérer et ramasser les armes offertes par le terrain (batons, pierres...) ;
- En cas de vrai danger, se rouler en boule en se protégeant la tête ;
- Quoiqu’il advienne, agir auprès du propriétaire.
Notes
- [1] Peter R Francis, Niles M Richman, Patricia Patterson, Injuries in the sport of racewalking, Journal of Athletic Training (1998) Volume: 33, Issue: 2, p. 122-129. http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC1320398/?tool=pmcentrez&rendertype=abstract
- [2] Je me souviens des mes copains hurdlers qui avaient voulu essayer les premiers walkman Sony en passant leurs barrières : l’expérience fut vite interrompue.