Confrontation focales 35 mm : M-Hexanon versus Ultron
Les objectifs en course :
Prise de vue réalisée avec un Leica M7.
Contre-jour
Remarque liminaire : la lentille frontale concave et très exposée de ce genre d’objectif nécessite impérativement l’utilisation d’un pare-soleil. Certains photographes qui se plaignent de « flare » ont en fait été victimes de réflexions secondaires dues à des rayons obliques, ce qui n’est pas la même chose.
J’ai réalisé plusieurs prises de vue avec contre-jour assez brutal. L’avantage va systématiquement à l’M-Hexanon.
Ci-dessous un échantillon caractéristique : avec l’Ultron, deux « points chauds » sont visibles, l’un sur le rideau à droite (partie au dessus du ciel), l’autre à gauche un peu plus bas (sur le pot de fleurs supérieur). Film négatif couleur 100 ISO.
Au jardin, soleil couchant. On remarque le voile qui s’étend sur la vue prise avec l’Ultron, avec sa fallacieuse impression de favoriser les « détails dans les ombres ». [1]. On a rogné à gauche la vue d’ensemble pour les besoins de la mise en page.
Bokeh
A courte distance et toujours à f/2. Pellicule inversible Velvia 50 ISO.
J'ai rapproché des vues prises avec le même temps de pose pour avoir la même intensité d’ensoleillement : de très légères variations de nébulosité donnent de surprenants changements, notamment dans le rendu des couleurs et par suite de la sensation de contraste.
A noter :
- L’M-Hexanon montre un contraste général plus élevé.
- Confirmation du flare plus virulent pour l’Ultron : les branches détachées sur le ciel sont « mangées » par la lumière.
- L’Ultron est le champion du bokeh, ses zones hors-nettetés fusionnent en douceur. Même si le M-Hexanon est devenu pour moi un outil de base, je ne suis pas pressé de me défaire de l’Ultron.
Notes
- [1] On voit peut-être mieux les détails, mais il y en a moins ! on ne voit que ce qui surnage, le reste étant noyé dans un fond boueux.