D o m i n i q u e   G u e b e y    J u n g l e      Les belles lettres

Nanan

Honoré de Balzac, Le père Goriot – p. 102/270
« …D’abord deux années à droguer dans Paris, à regarder sans y toucher, les nanans dont nous sommes friands. C’est fatigant de désirer toujours sans jamais se satisfaire. Si vous étiez pâles et de la nature des mollusques, vous n’auriez rien à craindre ; mais nous avons le sang fiévreux des lions et un appétit à faire vingt sottises par jour… »
Céline, Mort à crédit (Gallimard, coll. Folio, p. 115/623).

Je trouvais toujours pas d’acquéreur…

Le mec, c’était un petit nougat tout bridé de la tronche, avec une voix de vieille daronne, tout futé, menu, il portait aussi une robe de soie à ramages, et des babouches sur planchettes, enfin le véritable magot, sauf le chapeau mou… D’abord, il mouffte pas grand-chose… Mais tout de même j’ai discerné que je lui tape un peu dans l’œil avec mon grand choix de sortilèges… mes mandragores… toutes mes méduses en tire-bouchon… mes broches en peaux de Samothrace… C’est du nanan pour un Chinois !… Il fallait venir d’aussi loin pour goûter mon assortiment…

James Joyce, Ulysse (Gallimard, éd. 2004)
(p. 59, traduction Pascal Bataillard) « Nanan mourante rentre père »
(p. 631 Circé – trad. Bernard Hoepffner) (Elie)…« vous pigez. C'est un phare de vie, pour sûr. Ca, je vous le dis, le nec plus ultra. C'est du nanan, avec du miel en plus. Vous êtes bons sur toute la ligne, bons pour le départ. »
Cre : 26 sep 2010 - Maj : 31 mar 2011

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