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Sony Cyber-shot DSC-RX100 M2

Sommaire

Présentation

En 2012, le RX100 a fait date avec son capteur de taille et densité très améliorées. Il devenait possible, avec un compact, de produire des agrandissements qui rivalisent avec les images venues d’appareils sensiblement plus imposants. Évolution qui laisse songeurs ceux qui ont connu le temps où le reporter avisé ajoutait un Hasselblad 500C à son attirail pour assurer toute photo pleine page magazine qui se présenterait.

Principales caractéristiques

Appareil de poche, mais pas les poches de blue-jean serré (le mode d’emploi proscrit d’ailleurs cette façon de le transporter).

La taille relativement importante du capteur constitue un avantage appréciable sur les concurrents équipés de petits 1"/1.7 (7,5x5,6 mm) ou, pire, 1"/2.7 (5,3x4), qui ne donnent pas forcément de mauvaises images mais supportent mal les éclairages contrastés et encore moins que la luminosité soit en baisse [1].

En ce qui me concerne, j’utilise le modèle 2 (2013), muni du zoom originel 10,4-37,1 mm (angle de champ diagonal 75-24°) — remplacé dans les versions suivantes par une optique plus courte (8,8-25,7). Évolution capitale, cette seconde version est dotée d’un nouveau capteur rétroéclairé, à la sensibilité supérieure [2]. Les modèles suivants bénéficient d’un viseur intégré (rétractable). Ayant déniché mon appareil d’occasion à un prix fort intéressant et sans une égratignure, j’ai pris sans remord mon parti de l’absence de viseur. En compensation, j’apprécier l’écran articulé, utile pour les déclenchements discrets où on ne « braque » pas ouvertement son sujet.

Avec ses RX100, Sony a opté pour un type de zoom orienté vers la qualité. À une plage de focales très étirée, se terminant en extravagant téléobjectif, l’amateur sérieux préfère un range raisonnable, qui permet aux concepteurs de mieux optimiser l’optique tout en offrant une bonne luminosité. La gamme de focales adoptée suffit au reportage humain et au portrait, premières activités photographiques une fois qu’on en a assez des panoramas, chats, compétitions sportives départementales voire plus, et autres demoiselles ou couchers de soleil. La luminosité à la plus longue focale est faible, mais c’est la contrepartie de la compacité maximale.

Critère essentiel : avec un RX100, on est certain de produire des images sensiblement supérieures à ce que permettent les meilleurs téléphones portables.

Avantages / inconvénients

Plus :

Moins :

La plupart des défauts qu’on peut trouver (absence de viseur, batterie limitée, prise en main, compromis sur la partie optique, images sans arrière-plans hyperflous) ne sont que la contrepartie logique du choix d’un appareil miniaturisé et de la capacité qu’il donne de ne jamais rater une occasion de déclencher. On ne peut tout avoir : le RX100 est un remarquable bloc-note photographique, il n’a jamais prétendu convenir à la production du catalogue Yves Saint-Laurent.

Ajoutons une remarque : on a envie de l’emporter partout. Or ce précieux petit objet n’est pas de conception « baroudeur ». Il convient de prévoir au moins un étui pour le transport.


Capteur

Depuis le second modèle, le capteur est un CMOS rétroéclairé, au format dit 1 pouce (13,2x8,8 mm), de vingt millions de photodiodes. La densité de pixels est de 17 Mpx/cm².

CMOS = complementary metal-oxide-semiconductor. Un CMOS rétroéclairé (Back-illuminated sensor / backside illumination – BSI) autorise le passage d’une plus grande quantité de lumière. Dans cette technique, les circuits se trouvent gravés en arrière des photodiodes sensibles (dans la structure des CMOS classiques, le câblage est entre la grille de lentilles-filtres et les photodiodes). La plus grande sensibilité ainsi obtenu atténue l’inconvénient des petits capteurs à haute densité, qui voient apparaître plus tôt du grain (« bruit numérique ») dans l’image, quand on force sur la sensibilité.

Ce capteur, produit par Sony, a été adopté par plusieurs autres fabricants. Plus petit que les formats amateurs haut-de-gamme, (APS-C ou micro 4/3), il permet de concevoir des appareils très compacts tout en ayant une sensibilité convenable.


Optique

ZEISS Vario-Sonnar T* 10.4-37.1mm f1.8-4.9. 7 éléments en 6 groupes (4 lentilles asphériques dont une “AA” — advanced aspherical). Sept éléments, cela paraît peu pour un zoom ; mais on sait que chaque surface asphérique permet une correction équivalente à au moins une lentille classique [4]. Et puis certains problèmes ont été plus ou moins habilement contournés (continuer la lecture…). Rappelons-nous que le cahier des charges de l’appareil imposait une épaisseur de quelques millimètres à l’objectif replié, ce qui oblige à quelques compromis ; ce zoom représente un joli tour de force qu’il faut apprécier en tenant compte de toutes les contraintes à respecter.

Source : www.sony-asia.com

Mise au point minimale variable, de 5 à 55cm. Diaphragme à sept lamelles au profil arrondi : excellent. Aucun pare-soleil n’est prévu : une certaine sensibilité aux lumières obliques est à craindre.

Les objectifs et zooms Carl Zeiss destinés à la photographie sont conçus en Allemagne mais manufacturés au Japon sous le contrôle direct de Zeiss ; ceci contrairement aux optiques cinématographiques qui sont fabriquées en Europe. Cet aspect de la question a déja été vu par ailleurs (cf le ZM C-Sonnar 1,5/50). Si on considère les tarifs astronomiques du matériel cinéma, on comprend tout l’intérêt de la chose.

On appliquera à la focale un coefficient de 2,7x si on a envie de connaître son équivalent en classique 24x36 (film 35mm). Ce zoom correspondrait peu ou prou à un 28-100mm. Mais ceci n’est vrai que si on utilise le format 3:2 (image de 5472x3648 pixels).

En 16:9, l’image n’exploite que 5472x3080 px ; en 4:3, 4864x3648 ; en 1:1, 3648x3648. Voici des précisions fournies par le fabricant (SteadyShot = stabilisation) :

Les courbes FTM (MTF) à pleine ouverture (à gauche en position grand-angle, à droite à la plus longue focale) sont plutôt rassurantes. Il serait inutile de disposer de 20 Mpx si on utilisait une optique médiocre.

À 37,1 mm (position « tele ») les performances sont même excellentes. Il faut toutefois se rappeler qu’à cette focale, la luminosité devient modeste : f/4,9. C’est 2,7 diaphragmes de moins que les 1:1.8 en grand-angle, baisse considérable (7 fois moins de lumière) qui rend la correction moins méritoire. Il ne faut probablement pas attendre sensiblement mieux en diaphragmant. De toutes façons, avec ces optiques quasi miniatures, on doit se méfier de la diffraction comme de la peste et éviter de trop fermer l’iris.

Si on le désire, cet appareil permet la production à chaque déclenchement de deux fichiers simultanés, l’un rectifié et compressé en format JP(E)G, l’autre en brut (« raw » — type .ARW) [5]. La sortie JPG opère automatiquement des corrections ; elle masque notamment la distorsion presque choquante du zoom en position grand angle (ci-dessous à la focale de 10,4mm). Cette distorsion en barillet s’atténue avec l’augmentation de focale jusqu’à être à peu près neutralisée en position « télé ».

Fichier raw - 1/60 f/2,8, 160 ISO
Fichier jpg

En renonçant à corriger la distorsion, l’opticien chargé de concevoir le zoom se simplifie considérablement la tâche pour traîter d’autres aberrations, comme l’astigmatisme ou la courbure de champ. Pour faire mieux, il faudrait ajouter des lentilles, donc augmenter les dimensions et le coût.

Si on considère les coins, on peut observer la déformation que le redressement opère : les formes sont étirées à un point qui ne peut que se traduire par une baisse de définition. Les images ci-dessous sont toutes deux des portions 568x459 des images d’origine (.arw et .jpg). On peut mesurer l’accroissement de hauteur du coffret « Mozart », d’un facteur 1,3 environ.

Fichier raw
Fichier jpg

Au centre, en tous cas, le résultat est bon :

410x434

Le vignettage (assombrissement à la périphérie) semble quant à lui traîté dès le premier stade (raw).

Le fichier raw permet de tenter d’améliorer l’image, après-coup et à tête reposée, dans les cas où les conditions d’éclairage sont difficiles (fort contraste, sources artificielles…). On peut encore en profiter pour convertir l’image en noir et blanc, faire de la retouche ou appliquer des « effets » à la fantaisie de l’opérateur [6]. Si on a une opté pour une sortie en Noir et Blanc, il faut savoir que le RAW sera aussi monochrome.


Liste des organes et commandes

Pour une mise en action rapide, voici les commandes essentielles, dans l’ordre :


Notes diverses d’utilisation/paramétrage

Quelques réglages préliminaires.

Á noter : quand on entre dans le menu (20), on dispose principalement de trois sous-menus :

Quelques préconisations, sans obligation de les suivre à la lettre.

Taille d’image
Choisir L:20M (la plus grande) : il est inutile de s’être offert ce coûteux appareil si ce n’était pour obtenir le plus riche format. Menu prise de vue.
Qualité
Pour la meilleure qualité, on préférera Fine (JPEG fin sans RAW) ou RAW & JPEG. À titre indicatif, voici les dimensions obtenues avec un sujet simple, en fonction de la combinaison Taille/Qualité :
Taille Format JPG fine JPG standard
L 5472x3648 4.104.860 2.670.747
M 3888x2592 2.846.505 1.580.169
S 2736x1824 1.642.571 1.132.510
Ratio d’aspect (sic).
Choisir 3:2 pour utiliser au mieux la surface du capteur. Menu prise de vue.
Plage de sensibilité en ISO AUTO
Menu prise de vue > ISO > AUTO > choisir la sensibilité minimum et maximum. Pour ma part, j'indique 160-1600.
Renforcement des contours
Menu prise de vue (3) > Modes créatifs > STD (standard) : dans les différents modes proposés (STD et autres), on peut agir sur trois paramètres : contraste, saturation et netteté. Sept niveaux sont possibles, de +3 à à -3. Certains photographes préféreront réduire la netteté (renforcement), quitte à revenir ultérieurement sur l’image (en post processing). Voir des exemples en mode noir et blanc (portions d’images ici).
Réduction du bruit en ISO élevé
MENU > Menu prise de vue > RB ISO élevés : je préfère spécifier Faible.
Illuminateur AF
A priori, je préfère le désactiver, par le double souci de discrétion et économie d’énergie. Menu prise de vue > Illuminateur AF > choisir OFF.
Stabilisateur (système anti-bougé)
MENU > Menu prise de vue > SteadyShot : ON. Cette fonctionnalité est réellement efficace, il n’y a aucune raison de s’en priver. ATTENTION : en cas de prise de vue sur TREPIED, elle doit impérativement être mise hors-fonction.
Temps d’affichage de la dernière photo prise.
Le minimum est de 2 secondes, ce qui est parfois exaspérant. On peut préférer annuler cet affichage. Menu personnalisé > Affichage instantané : OFF.
Affichage de l’explicatif associé à chaque mode
S’en informer une bonne fois pour toutes, puis annuler : Menu réglages > Guide Sél. Mode : OFF.
Signal sonore
Menu réglages > Signal sonore : OFF bien sûr !
Économie d’énergie
MENU > Réglages > Economie d’énergie : choisir standard, on peut préférer Max mais cette option peut parfois devenir ennuyeuse par d’intempestives mises hors-tension. En dessous, pour “Heure début écon. éner.” (sic), on peut opter pour 1, 2, 5 ou 30 minutes (je mets 5 mn).
Bouton MOVIE
MENU > Menu personnalisé > Bouton MOVIE  je préfère choisir Mode film uniquement. En manipulant hâtivement les différentes commandes de ce petit appareil, le risque existe de déclencher une vidéo par mégarde avec le pouce.
Protection antichute
Provoque la rétraction de l’objectif dès que l’appareil détecte une chute. Réglages > Capt. chute : ON. En espérant que la fonction ne sera pas mise à l’épreuve…

Bague de commande avant / molette de commande arrière

Bague de commande : il s’agit de la large molette concentrique (11) à l’objectif. Son action dépend du mode de prise-de-vue.

Mode P :
Décallage du programme (couple vitesse/diaphragme).
Modes A et M :
Action sur le diaphragme (ouverture).
Mode S :
Action sur le temps de pose.
Modes i/i+ (“intelligents”) :
Zooming.
Panorama :
Sens de balayage.
Modes scène :
Choix du type de scène.

Quand on actionne Fn (cf Bouton de fonction personnalisable), bague de commande et molette arrière jouent le même rôle.

La bague de commande peut être affectée à d’autres utilisations : correction d’exposition, ISO, balance des blancs, modes créatifs, effets, zoom, temps de pose, ouverture. Cf Menu personnalisable > Bague de commande.

Outre son fontionnement en rotation, la molette de commande arrière est aussi un bouton basculable dans quatre axes :

Les fonctions droite et gauche peuvent être remplacées au goût de l’utilisateur, qui dispose d’une façon quasi superfétatoire de 22 autres possibilités. Menu > Menu personnalisé > Fonction touche gauche/droite.

Fonction touche centrale

La fonction standard est (en général) : passage à la mise au point continue. Cette dernière étant incluse dans les sept fonctions personnalisée (cf supra), je préfère affecter à ce bouton la mémorisation de l’exposition (AEL Lock).

Paramétrage : Menu personnalisé > 2 > Touche fonction centrale > sélectionner App/Relà AEL.

Quand on active cette touche, une étoile s’affiche en bas à droite de l’affichage. La sensibilité utilisée est également affichée, à la place éventuellement d’ISO AUTO.

Bouton de fonction personnalisable

En appuyant sur Fn (16) en cours de prise de vue, on peut intervenir rapidement sur sept paramètres qu’on a choisi préalablement. En fonction de sa pratique, chacun pourra choisir la ou les fonctions qu’il a le plus besoin de contrôler.

Exemple : en mode Programme + ISO automatique, l’appareil privilégie les ISO bas (basse sensibilité) pour la meilleure qualité d’image. On peut parfois préférer forcer une sensibilité élevée pour assurer par exemple un temps de pose plus court.

Paramétrage : Menu personnalisé > 2 > [Bouton de fonction] > Choisir [Fonction 1] à [Fonction 7] > Sélectionner le mode souhaité.

Utilisation : appuyer sur Fn, sélectionner la fonction voulue, puis utiliser la molette rotative ou la bague de commande pour faire varier le réglage.

Fonctions accessibles :

Ma sélection ISO (Automatique / Choix manuel de 100 à 12.800 ISO / rafale à images combinée pour réduction du bruit).
Mode de mise au point (AF ponctuel / AF continu / Map manuelle directe / Map manuelle).
Zone d’autofocus (Multi = m.a.p. automatique / Centre / Spot flexible = action manuelle).
Mode de mesure (Multizone / Spot / Centrale pondérée).
Détection de Sourire/visage.
Opti Dyn/HDR aut. (HDR ou DRO, auto ou différents niveaux).
Modes créatifs.
Fonctions déja commandées par la molette arrière Correction d’exposition.
Entraînement (Prise de vue unique / p.d.v. continue / continue priorité vitesse / Retardateur (2 ou 10 s.) / autoportrait (1 ou 2 personnes) / retardateur 3 ou 5 images / bracketing (0,3 ou 0,7 EV) / bracketing balance des blancs (écarts faibles ou importants)).
Mode Flash.
Divers Taille d’image (Raw + fine / Fine (Jpeg qualité maximum) / Jpeg Standard / Raw).
Ratio d’aspect.
Qualité.
Effet peau douce.
Correct.flash.
Bal. des blancs (Automatique / Lumiére du jour / Ombre découverte / Nuageux / Ecl. incandescent / Ecl. fluorescent (4 types) / Flash / Filtre C / Personnalisée).
Effet de photo.

On notera que les fonctions classées en Divers sont rapidement accessibles au début des Menus.


Maîtrise du point

La mise au point multizone ne choisit pas forcément la partie d’image qu’on aurait voulu. Des remèdes existent pour empêcher l’appareil de n’en faire qu’à sa tête.

Sélection volontaire de la zone d’autofocus

Menu > (prise de vue / 2) > Zone d'autofocus
Choisir SPOT FLEXIBLE
Prise de vue
La fonction s’active par défaut avec la touche Entrée (si on ne l’a pas affectée à une autre utilisation), ou en la sélectionnant par le bouton de fonction pour le cas où la zone d’autofocus fait partie des fonctions attribuées à ce bouton (cf supra Bouton de fonction personnalisable)..

Mise au point automatique (autofocus) avec retouche manuelle

Menu > (prise de vue / 2) > Mode de mise au point.
Choisir DMF (Direct M[anual]Focus.
Prise de vue
Une fois que l’autofocus a fait le point, on peut le modifier en agissant sur la bague de commande.

Mise au point manuelle

C’est à l’opérateur que revient entièrement la charge de la mise au point. Menu > (prise de vue / 2) > Mode de mise au point. Choisir MF.

Aides à la mise au point

  1. Assistance par intensification des zones les plus nettes (Focus Peaking) Cette possibilité est utilisable en modes Direct MFocus et mise au point manuelle.
    Couleur : Menu > (menu personnalisé / 1) > couleur d’intensification
    Choisir (blanc/jaune/rouge)
    Intensifé: Menu > (menu personnalisé / 1) > niveau d’intensification
    Choisir (faible/moyen/fort)
  2. Assistance avec loupe de grossissement. Fonctionne uniquement en mise au point manuelle.
    Activation
    Menu > (menu personnalisé / 3) > Aide MF > ON
    Durée d’affichage
    Menu > (menu personnalisé / 3) > Temps gross. : choix 2 ou 5 secondes, ou illimité.

LCD, viseur et aides à la visée

LCD

L’écran arrière, de diagonale 3 pouces (7,6 cm), 1.228.800 points, est de même type et format que de nombreux appareils grand-public, même de dimensions supérieures. Sa taille est donc suffisante mais, s’il offre une vision correcte, son défaut est le même que pour tous les autres : une lecture difficile s’il est éclairé directement par le soleil ; et l’absence de viseur impose une tenue à bout de bras malcommode pour cadrer correctement. Cela dit, avec l’écran articulé, on peut tenir l’appareil à la taille, comme avec les traditionnels reflex biobjectifs [8] ; position qui permet non seulement de protéger l’écran des reflets et d’avoir une meilleure stabilité, mais aussi de rester discret et de bénéficier d’une perspective souvent plus favorable. A contrario, on peut l’utiliser inversé au dessus de la tête, comme les reporters brandissant jadis leur Rolleiflex au milieu de la foule. Malheureusement on n’est pas dans un format carré comme avec nos antiques 6x6 : ces possibilités disparaissent dès qu’on désire un cadrage vertical.

Quadrillage

On peut faire apparaître une grille pour aider à la composition ou l’alignement des éléments de l’image.

Configuration : Menu personnalisé > [Quadrillage] > Choix d’un mode (OFF / aide au respect de la règle des 2/3 / grille orthogonale / Combiner les deux précédents).

Niveau

Indication de l’inclinaison de l’appareil. Affichage joliment dessiné qui représente le vieil horizon artificiel que certains ont pu voir sur la planche de bord de leur Piper Cub, Stampe ou tout autre Jodel.

Le niveau est un des affichages qu’on peut choisir de faire apparaître en appuyant sur DISP (presser la molette d’affichage, position supérieure).

Configuration (rappel) : Menu personnalisé > [Bouton DISP].

Viseur électronique accessoire

Modèle : FDA-EV1MK. Utile et pratique, bien défini (~2.359.000 points), articulé, un peu encombrant (26 x 31 x 40 mm), source supplémentaire de consommation d’énergie et onéreux. Ce viseur est compatible avec d’autres appareils Sony, dont le fameux RX1.

Viseurs optiques

Le RX100m2 étant pourvu d’une « hot shoe », rien n’empêche (et pas seulement pour rire) d’y attacher un des innombrables viseurs disponibles sur le marché du neuf ou de l’occasion — s’il ne s’en trouve pas un au fond de vos tiroirs. Avec un zoom, les modèles multifocaux (tel le vieux VIOOH) sont a priori nécessaires ; pourtant j’ai trouvé qu’un SBLOO pour objectif de 35 mm en 24x36 était parfait en reportage. Utiliser le rapport de zooming 1.3x, ou cadrer serré en position grand angle 1x.

RX100 ii et viseur Leitz SBLOO

Flash

Le RX100 comporte un minuscule flash rétractable, sur lequel Sony donne fort peu d’informations. Il sort automatiquement, mais doit être replié à la main. De mes recherches je crois pouvoir dire que la synchro se situe à 1/2000e : il serait donc utilisable à toutes les vitesses. À la sensibilité de 100 ISO, la portée maximale en serait de 2,70 m au grand angle, et 1 mètre en position télé (différence qui découle logiquement de la perte de luminosité subie en allongeant la focale) ; soit un nombre-guide de 4,9, valeur faible, comme on pouvait s’y attendre. En mode Auto ISO, la portée est de quinze mètres en position grand-angle, et 5,70 en tele. Ces chiffres impressionnants pour un aussi petit ustensile s’expliquent par l’utilisation de la sensibilité non moins impressionnante de 12.800 ISO.

Mais la puissance modeste n’est pas un problème majeur, ce flash correspond à ce qu’on attend d’une source d’appoint. Il a surtout l’inconvénient, qu’il partage avec le flash intégré de très nombreux appareils photo, de constituer une source de lumière ponctuelle ; le résultat est un éclairage dur et peu flatteur. Pour un meilleur modelé des ombres, des solutions existent mais, là encore, on se met à transbahuter une sacoche, et c’en est fait de l’appareil « de poche ».

La présence de la hot shoe conforme ISO permet d’installer tout flash adaptable sur une griffe standard, ce qui excluera évidemment l’utilisation simultanée d’un viseur annexe. Il faut convenir qu’un appareil comme le RX100 n’est pas vraiment destiné à une telle utilisation.

Un certains nombre de flash Sony pourront être utilisés en automatisme intégral. Pour les autres, on se servira des modes manuel ou « automatique » (i.e. computer).

L’utilisation du flash est rapidement réglable avec une pression à droite sur la roue codeuse. Les options sont :

Il est possible de modifier la puissance du flash. Paramétrage : MENU > Menu prise de vue > 3 > Correct. flash > ajuster (+/- 2 EV par tiers de valeur). Si on utilise fréquemment le flash, il peut être préférable d’inclure cette action parmi les sept fonctions personnalisables.


Quelques références

RX100 mod. 1 – Tim Ashley
http://tashley1.zenfolio.com/blog/2012/8/the-sony-rx100-a-viable-source-of-exhibition-quality-prints
RX100 mod. 1 – Michael Reichmann
http://www.luminous-landscape.com/reviews/cameras/sony_rx100.shtml
RX100 mod. 3 – Michael Reichmann
https://lula.wpengine.com/sony-rx100-iii-hands-on/
RX100 mod. 1 – Ming Thein
http://blog.mingthein.com/2012/08/06/the-sony-rx100-a-somewhat-comparative-review/
RX100 mod. 1 – Lloyd Chambers
http://diglloyd.com/index.html
RX100 mod. 2 – diglloyd.com
https://diglloyd.com/prem/s/ALLVIEW/SonyRX100/index.html
RX100 mod. 2 – lesnumeriques.com
https://www.lesnumeriques.com/appareil-photo-numerique/sony-rx100-ii-p16674/test.html
RX100 mod. 2 – focus-numerique.com
https://www.focus-numerique.com/news/sony-rx100-ii-test-complet-10231.html
RX100 mod. 3 – focus-numerique.com
https://www.focus-numerique.com/news/sony-rx100-mark-iii-le-test-complet-12283.html
RX100 mod. 2 – lemondedelaphoto.com
http://www.lemondedelaphoto.com/Sony-RX100-II-ecran-mobile-Wi-Fi,8201.html
RX100 mod. 1-2 – Test du zoom par imaging-resource.com
http://www.imaging-resource.com/PRODS/sony-rx100/sony-rx100A4.HTM
RX100 mod. 3ss. – Test du zoom par dxomark.com
https://www.dxomark.com/Cameras/Sony/Cyber-shot-DSC-RX100-III

Exemples de prises de vues

Focale 10mm («équivalent 28»)

Focale 13mm («équivalent 35»)

Focale 18mm («équivalent 50»)

Focale 26mm («équivalent 70»)

Focale 37mm («équivalent 100»)

Courte focale

On reproche aux petits formats de procurer des flous peu prononcés, ce qui est préjudiciable à l’esthétique des images, par exemple pour des portraits qu’on souhaite détacher du décor. A contrario, il existe des cas où la profondeur de champ supérieure constitue un avantage certain. Ci-dessous, on a cherché une netteté généralisée des objets les plus proches aux plus éloignés.

focale 10mm, 160 ISO, 1/400 f/4
Détail (1)
Détail (2)
Détail (3)

Focale normale

Focale 18,4mm (facteur : x1.8), 1/60 f/3.5, 200 ISO

Détail
Détail

Focale 18,4mm (facteur : x1.8), 1/800 f/4, 160 ISO :

Raw
Jpg

Sélection, comparée à une image similaire réalisée en 24x36 argentique :


Ci-dessous objectif Zeiss ZM C-Sonnar 50 mm f/1,5 (diaphragme à f/5,6), diapositive 50 ISO (scanner Nikon Coolscan V ED).


Longue focale

Exemple de « photo de rue ». Consécutivement à la mise en route hâtive, le mode s’est trouvé en position I+, et l’appareil a décidé tout seul de fonctionner en HDR Auto. Je n’ai pas eu à m’en plaindre. En revanche, l’utilisation du LCD en position horizontale (pour avoir l’air de regarder ailleurs) aboutit à un défaut d’horizontalité.

Focale 28,8mm (facteur x2.9), 1/125 f/4,5, 160 ISO
Détail (1).
Détail (2).
Détail (3).
Détail (4).

Moralités : être toujours prêt ; et utiliser la grille (ou le niveau) pour cadrer droit, cf aides à la visée.

Un Paulownia :

Focale 31,5mm (facteur : x3), 1/100 f/4,5, 320 ISOPaulownia
Portion 923x611 du fichier ARW original. Multiplier les dimensions de l’image à l’écran par 6 pour connaître celles de l’image entière.Paulownia
Focale 33,2mm (facteur : x3.2), 1/60 f/5, 400 ISOMV Agusta Brutale 990R
Détail.Crop

Photo rapprochée

Voir la page ad-hoc.


Hautes sensibilités

Voir la page ad-hoc.

ARW 12800 ISO

Photo noir et blanc avec le RX100

Voir la page ad-hoc.


Notes

Cre : 09 jan 2017 - Maj : 11 nov 2017

A propos de ces pages / about these pages : http://www.dg77.net/about.htm
Gen : 13/11/2017-12:25:49,70